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Section CFDT Crédit Agricole  Sud Méditerranée

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Financement des retraites : sans chiffres, la CFDT refuse de faire des propositions

Financement des retraites : sans chiffres, la CFDT refuse de faire des propositions

La CFDT refuse de faire des propositions pour remettre le système de retraite à l’équilibre si le gouvernement ne fait pas un geste sur la pénibilité, la pension minimum et les périodes de chômage. La conférence de financement qui s’ouvre ce jeudi 30 janvier pourrait tourner court.

Financement des retraites : sans chiffres, la CFDT refuse de faire des propositions

Sur la réforme des retraites, les rendez-vous se multiplient pour tenter d’éclaircir tous les dossiers. À l’Assemblée nationale, une commission spéciale de 70 députés de tous bords politiques a commencé cette semaine à auditionner gouvernement et partenaires sociaux sur le projet de loi.

Au ministère du travail, les concertations sur la pénibilité doivent se terminer en fin de semaine sans que l’on sache trop comment se traduiront les résultats. Et sur l’équilibre financier du système de retraites, la première réunion de la conférence de financement s’ouvre ce jeudi 30 janvier. Le tout alors que des manifestations se poursuivent à l’appel de l’intersyndicale menée par la CGT et FO, deux syndicats opposés à la réforme.

 

Un besoin de chiffres

Si l’agenda est chargé, la table des négociations offre un menu plutôt frugal. Sur la pénibilité, la réintroduction des critères supprimés au début du quinquennat n’est pas à l’ordre du jour. Sur le retour à l’équilibre en 2027, objet de la conférence de financement, le Medef et la CFDT sont d’accord sur un point : pas de proposition avant d’avoir tous les éléments en main.

Geoffroy Roux de Bézieux demande des « éléments financiers », tandis que le syndicat réformiste réclame une « totale transparence » sur les recettes. « Nous demandons avant tout un chiffrage du déséquilibre, a expliqué Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, à l’occasion d’une conférence presse mercredi 29 janvier. Nous ne ferons pas de proposition sur l’équilibre du régime aujourd’hui, nous faisons des propositions sur la justice sociale. »

 

Calcul des droits au moment du départ

Pour la centrale réformiste, insatisfaite du projet de loi dans l’état, pas question de dialoguer sur le retour à l’équilibre si par ailleurs le gouvernement ne fait pas de propositions concrètes sur la pénibilité, le minimum contributif, les droits liés aux périodes de chômage etc.

Point plus technique mais essentiel, la CFDT entend aussi défendre une « clause à l’italienne » pour tous, sur le modèle de celle promise à la RATP. Les droits acquis dans l’ancien système ne seraient ainsi calculés qu’en fin de carrière et non au moment de la bascule en 2025. Ce système permet de connaître réellement son évolution de carrière. Au total, une quarantaine de propositions d’amendements ont été soumises à tous les groupes parlementaires, à l’exception du Rassemblement national.

« S’il n’y a pas d’avancée, il n’y aura pas de raison pour nous de continuer le travail », a prévenu Laurent Berger qui lie le retour à l’équilibre à la prise en compte de ces demandes. La conférence de financement, qui doit rendre ses conclusions fin avril, pourrait donc tourner court. À l’Assemblée, les députés insoumis, communistes et socialistes sont eux aussi prêts à jouer le blocage avec une éventuelle motion de censure contre le gouvernement fin février.

la-croix.com

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