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Section CFDT Crédit Agricole  Sud Méditerranée

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Covid-19 : le leader de la CFDT Laurent Berger critique une gestion «verticale» de la crise

Il invite l’exécutif à associer les acteurs économiques, syndicaux, associatifs et politiques afin de ne pas abandonner « dans la précarité démocratique » une frange de la population.

Covid-19 : le leader de la CFDT Laurent Berger critique une gestion «verticale» de la crise

« On est encore dans la gestion de cette crise trop verticale », a estimé le responsable du premier syndicat français sur LCI ce mercredi.

« Ce qui manque, c'est d'associer les acteurs. Les acteurs c'est qui ? C'est le monde économique, les organisations syndicales, le monde associatif qui souffre énormément de la période mais qui est aussi un formidable relais d'espérance, de commun, de collectif. Ce sont aussi les collectivités territoriales », a développé le responsable.

Reconnaissant que la gestion de la crise est « un exercice difficile » et se défendant d'être « dans la critique systématique », il a insisté au sujet des décisions prises : « il faut que ça ait du sens et c'est ce qui a été perdu ».

Pour Laurent Berger, le gouvernement « doit comprendre une chose : il ne fera pas tout, tout seul », et doit travailler « avec l'ensemble des acteurs économiques et sociaux de ce pays, voire politiques avec les collectivités territoriales ».

Covid-19 : le leader de la CFDT Laurent Berger critique une gestion «verticale» de la crise

Il a invité l'exécutif à « n'oublier personne au bord de la route », alors que « le risque » est de « laisser toute une frange de la population : ceux qui sont dans une situation de pauvreté » ou « risquent d'être les oubliés de cette relance ».

Des « conséquences sur la précarité démocratique »

Alors que la CFDT réclame depuis le premier confinement la mise en place d'un comité d'experts qui en mesurerait l'aspect psychologique, Laurent Berger a regretté que l'exécutif « ne considère pas suffisamment l'aspect immatériel, psychologique de ce qui est en train de se passer ».

« La précarité en termes d'emploi, la précarité économique, la précarité sociale, la pauvreté… Je crains beaucoup que ça ait des conséquences sur la précarité démocratique. Je crains une forme de décrochage d'une grande partie de la population qui essayera de s'en sortir comme elle peut », a-t-il confié.

Cette frange de la population « ne participera plus aux élections », « se désintéressera » des « choix globaux qui seront faits et se resserrera sur ses seules préoccupations, sans regarder ses implications pour les uns et les autres ». « Cette précarité démocratique, c'est le risque de ne plus faire société, faire vivre des horizons collectifs. C'est très dangereux », a averti Laurent Berger.

leparisien.fr

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